Rédigé par julien transition et publié depuis
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Au fond, ce n'est pas les adeptes de la décroissance qui vont précipiter le changement, cette idée est encore bien trop douloureuse à attendre par les responsables politiques tous nés dans les Trente Glorieuses, c'est la réalité décroissante des ressources, par quelque bout que l'on prenne le problème. Deux articles dans le journal Le Monde daté de mercredi 9/12 en pages planète viennent le confirmer : l'un est un bilan lucide du sommet de Durban par Stephane Hallegatte, grand spécialiste du climat, qui exprime très bien le changement de paradigme politique auquel nos décideurs sont confrontés et qu'ils auront bien du mal à faire. En un mot, pour les décisions politiques classiques, on peut le plus souvent retarder sans réelle conséquence. En matière de réchauffement climatique, plus on tarde plus les moyens à mettre en œuvre seront importants et les bénéfices moindres. L'attente a un coût élevé. Sur la page en face, c'est la cadrature du cercle entre raréfaction des énergies fossiles, que l'on pense encore résoudre par leur substitution par des énergies renouvelables, et raréfaction des terres rares contenant les précieux métaux entrant dans la composition des aimants des éoliennes, des couches minces des panneaux photovoltaïques, etc. 95% de ces terres rares sont sur le sol chinois...l'Europe s'inquiète de des futurs approvisionnements. Vous voyez une solution vous? Moi oui, sobriété! Post scriptum : mais alors sobriété bien consommée, commence par soi même... Seulement nous sommes invités à donner une conference à New York l'été prochain, je ne suis jamais allé à New York...Si on attendait septembre 2012 pour appliquer le nouvel adage? L'attente a un coût élevé...